Avez-vous déjà vu des avions…
Je ne vous parle pas d’un avion que l’on voit qui est utilisés en tant que transport ou d’armes. Non, je vous parle, de vieux avions. Ceux qui servaient à combattre, à marchander, à impressionner. Ces oiseaux de métal, sont des bijoux de la mécanique et ont chacun des propriétés différentes. Certains servaient de missiles, de kamikazes ou encore d’avion de chasses. Chacun sa fonction durant les deux guerres les plus meurtrières aux mondes…
Ils ont servi dans 5 pays différents : Etats-Unis, Angleterre, France, Japon et Allemagne. Des pays soi alliés, soi ennemis, une drôle d’ironie quand on y pense.
Je vais vous présentez quelque modèle. La plume bavarde vous présentera donc aujourd’hui, un numéro spécial d’histoire !
Le Caudron G.III a pour immatriculation F-AZMB il est de la série SA 33. A une envergure de 13,40m, une longueur de 6,40m et une hauteur de 2,50. Celui-ci est un monoplace, c’est à dire qu’il ne peut contenir qu’un seul membre d’équipage. Lorsque cet engin est vide il pèse 420kg, cependant il peut atteindre les 710kg avec son équipage et tout son matériel. Son moteur est un Walter 120c et il atteint une vitesse de 108km/h un exploit pour l’époque !! Aujourd’hui, ce spécimen appartient à la collection de L’amicale Jean-Baptiste Salis, et se situe au musée de l’Aviation dans l’Essonne. Son nom vient de ses créateurs, les deux frères René et Gaston Caudron.
Conçu en 1913 il est le type d’avion que l’on appelle “Cage à poules”, il possède également une structure de fils faits en acier renforcée d’où son surnom “piano à cordes”. Il a tout d’abord servi comme avion d’entraînement dans l’école que dirigeaient les deux frères. Durant cette même année il a été le premier biplan à effectuer une boucle. Il est également le premier biplan à s’envoler depuis pont d’un navire le 17 mai 1914. Il remporta les épreuves de vitesse au meeting de Reims la même année.
Il a été reproduit en plus de 1500 exemplaires durant la 1ere guerre mondiale. Il a permis la formation de plus de 1700 pilotes autant français qu’étranger. Il a aidé de nombreux grands pilotes à accomplir des prouesses. Tel Jean-Baptiste Salis, pilote-aviateur en 1917. Jules Védrines, pour l’atterrissage sur la terrasse des Galeries Lafayette en 1921 et Adrienne Bolland pour la traversée des Andes le 3 juillet 1921.
En 1991, l’amicale Jean-Baptiste Salis fait construire cet appareil sous la direction de Jean Salis et Marcel Bellencontre, grand menuisier de l’époque. Après 4600 heures de travail, le Caudron GIII effectue ses premiers vols en 1994 et vol encore aujourd’hui.
Voici maintenant notre deuxième bijou de technologie : le Blériot XI. Cette machine volante atteint 411kg lorsqu’il est pleins. Il possède un moteur Potez Anzani 3B de 60cv. Il peut accueillir un unique membre d’équipage mais à tout de même une envergure de 8,86m et une hauteur de 2m. pulvinar dapibus leo.
Ce monoplace a été construit en 1908 Louis Blériot connait la célébrité en traversant la Manche le 25 juillet 1909 en seulement 38minutes et à 76km/h. C’est le premier avion à s’aventurer au-dessus de l’eau. Grace à cette traversée, la commande de ce modèle c’est envolé, et ça dans le monde entier. Entre 1909 et 1910 plus de 100 Bériot seront construit. Sa production s’arrêtera en 1930.
Pour cet épisode spécial, nous allons vous présentez, encore deux autres avions. Celui-ci à un nom à rallonge, excusez-nous d’avance, voici le : Sopwith 1 ½ Strutter 1B2. Cet appareil, frêle d’apparence, pèse jusqu’à 940kg soit pratiquement une tonne. Avec un moteur Clerget 9B de 130cv et une vitesse maximale de 160km/h. Ce bébé supporte jusqu’à deux membres d’équipage et est donc un biplace. Son envergure est de 10,21m, sa hauteur de 3,15m et sa longueur de 7,69m, toute ces mesures combinées constituent cet oiseau de métal.
En 2001 une entreprise du nom de Memorial-Flight entreprends la restauration de l’un de ces avions avant de l’offrir au collectionneur Jean-Baptiste Salis. Aujourd’hui il n’en reste que 4500 dans le monde.
Voici maintenant, le quatrième et dernier oiseau de fer : Le Fokker DVII ! Considéré comme le meilleur chasseur de la première guerre mondiale ce monoplace pèse jusqu’à 910 kg, accélère jusqu’à 185km/h grâce à son moteur BMW IIIa de 185cv.
Cet avion, appartenant au Mémorial Flight est une production basée sur des plans d’origines. Toutes pièce de cette machine sont d’époque. Le moteur a été acheté par Jean Salis. A l’époque ce moteur a servi dans une usine électrogène, et est au couleur de l’Allemagne.
Le dernier a été un cadeau pour Louis Blériot de la part de ses employés. Cet appareil est celui dans lequel Charles Quatremare, chef pilote, effectuait des présentations lors des meetings dans les années 30. Cet appareil à participer à un nombre incalculable d’expositions et de commémorations :
- Avec Jean-Baptiste Salis en 1955 pour le Cinquantenaire de L’entente Cordiale.
- Avec Jean-Baptiste Salis en 1959 pour le Cinquantenaire de la Traversée
- Avec Jean Salis en 1976 pour une émission télévisée
- Avec Jean-Claude Caillou en 1989 pour le 80eme anniversaire de la traversée.
- Et avec Edmond Salis en 2009 pour le Centenaire de la traversée.
Quelques-unes de ces machines furent livrées en France pour leur différence avec les Farman et les Breguet Michelin. Pendant l’été de 1917, il équipait la plupart des escadrilles de bombardement et de reconnaissance journalière. Cet avion ne pouvait pas, selon les pilotes supportés assez de bombes pour une guerre, et était donc plus adapté au tourisme. Ils furent donc retirés du front en 1918.
Comme pour le Spad XIII, ce modèle a été reproduis à l’identique en respectant scrupuleusement les normes d’époque. Afin d’y parvenir, la compagnie Memorial-Flight a réquisitionné les plans originaux. Il fut restauré au couleur de la Sop 66, il est le dernier en état de vol dans le monde.
Durant la seconde moitié de 1917, les alliés de la France avaient repris leur dominance au niveau de la zone Ouest avec d’autres machines volantes.
